Dégustation Vins du Médoc

 Compte rendu à venir.

Dégustation Médoc

 

Pour cette première dégustation de l’année 2016, Madame Isabelle Audouin nous a fait l’honneur de venir présenter précisément les vins de la rive gauche du vignoble Bordelais. Nous avons eu la chance de découvrir quatre références de quatre appellations distinctes parmi les huit présentes dans le Médoc.

Le Bordelais est la première région viticole de France et sa renommée est en partie due aux appellations très célèbres présentes sur la rive gauche. En effet, ce vignoble compte pour 15% de la totalité du vignoble de Bordeaux en superficie mais représente 50% en valeur marchande et 100 000 bouteilles vendues par an ! 1 500 châteaux sont répartis dans la région longeant l’estuaire de la Gironde sur près de 80km et moins de 5km de large. On y distingue 8 appellations : 2 sous régionales (Médoc et Haut-Médoc) et 6 communales (Saint-Estèphe, Margaux, Pauillac, Saint-Julien, Listrac et Moulis). Celles-ci regroupent 7400 exploitations sur 16500 hectares. Les vignes du Médoc s’épanouissent dans des sols riches conférant aux vins des caractéristiques uniques et exceptionnelles. Ces terroirs uniques et complexes sont à l’origine de la domination des vins du Médoc dans le classement des grands crus classés de 1855 avec 60 places sur les 61 possibles parmi lesquels on compte notamment les Châteaux Mouton Rothschild et Lafite Rothschild.

 

Château Castera, Médoc, 2005

Encépagement : 65% Merlot, 25% Cabernet Sauvignon, 5% Cabernet Franc, 5% Petit Verdot

Alcool : 12°

Prix : 22€

Histoire : Les vignes du château sont connues et reconnues depuis le XIVème siècle : c'est l'un des plus anciens du Médoc. Les 63 hectares d’exploitation habitent des vignes vieilles de 27 ans en moyenne. Les vendanges, qui commencent généralement fin Septembre, sont réalisées à la main (10%) et à la machine (90%).

Dégustation : Ce premier vin d’une belle robe rouge foncée montre quelques reflets orangés, gage de sa maturité. Assez fluide, son nez est très expressif avec des notes de fruits noires comme la cerise. En bouche, l’attaque est douce et charnue puis on apprécie les tanins ronds et souples. La finale de ce Château Castera est certes courte mais agréable et ses saveurs se marieront très bien avec des grillades.

 

Château de Malleret, Haut-Médoc, 2008

Encépagement : 46% Merlot, 41% Cabernet Sauvignon, 10% Cabernet Franc, 3% Petit Verdot

Alcool : 12,5°

Prix : 23€

Histoire : Erigé en partie sous Louis XIV, le château Malleret est un Cru Bourgeois Supérieur de 54 hectares dans l'appellation Haut-Médoc. On y élève également des chevaux, avec des haras considérés comme les plus beaux du sud-ouest français.

Dégustation : Ce vin très limpide à la couleur rouge grenat possède lui aussi des reflets orangés. Très complexe, on peut sentir de la pâte de fruit, des notes de fruits noires et même des arômes d’épices comme la cannelle. La dégustation permet d’apprécier en bouche un vin rond, dense avec des tanins fondus et des arômes boisés typiques du millésime 2008. Sa puissance s’alliera parfaitement à une marinade de gibier.

 

Château Haut Breton Larigaudière, Margaux, 2011

Encépagement : 85% Cabernet Sauvignon, 11% Merlot, 4% Petit Verdot

Alcool : 13°

Prix : 30€

Histoire : Parmi les 6 appellations dites communales du Médoc, l’appellation d’origine contrôlée Margaux est la plus grande avec 10% de la superficie du vignoble.

Dégustation : Ce vin est au premier abord très limpide et sa robe est rouge rubis. Au nez on apprécie des notes de fruits noires et des notes légèrement plus florales et vanillées. En bouche, l’attaque est puissante. Ce vin est très équilibré. La finale assez fraîche peut rappeler des arômes mentholés. Une association Terre/Mer comme par exemple un dos de cabillaud rossini accompagné de champignons poêlés permettra de développer et d’apprécier encore mieux ce Margaux.

 

Château Saint-Pierre, Saint-Julien, 2012

Encépagement : 75% Cabernet Sauvignon, 15% Merlot, 10% Cabernet Franc

Alcool : 12,5°

Prix : 38€

Histoire : Le domaine a été créé au 17ème siècle. Ce 4ème Grand Cru Classé fut à la suite de plusieurs successions, morcelé et dispersé. Par chance et ténacité, il a pu être reconstitué en 1982 et la propriété redevint telle que connue en 1855, année du fameux classement.

Dégustation : La robe est pourpre avec des reflets bleutés. Au nez, on remarque des senteurs de café et même de cuir. En bouche on sent des tanins très élégants et puissants dû au Cabernet Sauvignon. Les arômes torréfiés s’affirment au palais et se marieraient très bien avec un carré d’agneau rôti ou un filet de bœuf.

 

Le saviez-vous : la rive gauche était sous les eaux avant d’émerger il n’y a même pas un million d’années ! Les mouvements tectoniques successifs entassèrent des graves pyrénéennes puis garonnaises sur les rives du fleuve. Aujourd’hui l’alliance des deux associées à un climat optimal sous le 45ème parallèle offre une richesse incomparable au terroir médocain lui permettant une hégémonie incomparable dans les classements des grands crus.