Dégustation Talbot

 

Dégustation Château Talbot


Pour cette dernière dégustation de l’année, nous avons eu l’honneur de recevoir un château d’exception. Jean-Paul Bignon est venu nous présenter le Château Talbot. Il travaille aux côtés de sa femme, Nancy Bignon Cordier, héritière de la famille Cordier à qui appartient le domaine. Jean-Paul et Nancy Bignon ont aussi fait l’acquisition en 2003 du Domaine Saint Andrieu en Provence.

En 1855, lors du classement des grands crus du Médoc, le Château Talbot est classé quatrième grand cru, sous l’AOP Saint-Julien. Cette appellation est l’une des plus petite avec seulement 900 hectares de vignoble. Seuls onze grands crus sont classés à Saint-Julien en second, troisième et quatrième grands crus, ce qui montre une belle homogénéité entre les domaines. A ce titre, 90% de l’appellation est classé. Cette propriété de 110 hectares emploie aujourd’hui 48 personnes, dont 43 à la vigne. Le Château Talbot doit son nom au chef de guerre John Talbot, qui subit une défaite dans son avancée à Saint-Julien, lors de la bataille de Castillon. En pleine guerre de 100 ans, l’armée anglaise était à la reconquête de la France, mais ce régiment s’arrêta à Saint-Julien. Pendant près de deux siècles, le Château appartient au Marquis d'Aux de Lescout, puis il est racheté en 1917 par la famille Cordier. Nancy Bignon Cordier représente aujourd’hui la quatrième génération à la tête de ce domaine.

 

Domaine Saint Andrieu, Côtes de Provence, 2011

Cépages : 70% Syrah, 30% Mourvèdre

Prix : 11,35€

Histoire : Parmi les 650 hectares du domaine, 28 sont utilisés pour la vigne. Ce vignoble se déclinent en 3 couleurs et deux appellations de Provence, qui sont Côtes de Provence et Coteaux Varois.  150 000 bouteilles sont produites en moyenne chaque année par ce domaine. Toutefois sa production se diversifie avec notamment l’huile d’olive ou les truffes.

Dégustation : Avec sa robe grenat profonde, ce vin offre de belles notes épicées au nez, ce qui souligne la présence du Mourvèdre. La bouche est ronde et épicée. Des touches de fruits rouges confirment la légèreté de ce vin en bouche, due à la faible présence de tannins.

 

Château Sénéjac, Haut Médoc, 2011

Cépages : 48% Cabernet Sauvignon, 11% Cabernet Franc, 37% Merlot, 4% Petit Verdot

Prix : 13,90€

Histoire : La propriété de Sénéjac achetée par Lorraine Cordier, sœur de Nancy Bignon Cordier, en 1999, fait 155 hectares dont 90 pour le vignoble. En 2011, la propriété est reprise par Nancy Bignon Cordier. Ce vin est un Cru Bourgeois, classification créée en 1932 pour les vins de qualité n’ayant pas eu accès au classement de 1855.

Dégustation : On observe ici un vin d’un rouge cuivré aux reflets plus profonds. Son nez est boisé et rond. En bouche, on ressent des tannins suaves qui offrent une belle rondeur et de la chaleur à ce vin qui se décline tout au long de sa dégustation. Les notes vanillées et boisées laissent place, en fin de bouche, à quelques légères touches épicées, apportées par le Petit Verdot.

 

Connétable Talbot, Saint-Julien, 2012

Cépages : 74% Cabernet Sauvignon, 15% Merlot, 1% Petit Verdot

Prix : 21,67€

Histoire : Le Connétable Talbot est le second vin du Château. Il est l’un des tous premiers seconds vins du Médoc. Créé dans les années 1960, il a ainsi pu profiter d’années de recherche et d’expérience, qui l’ont rendu remarquable.

Dégustation : Sa belle couleur pourpre et grenat souligne une robe profonde. Au nez, une douceur se fait ressentir à travers des effluves de caramel et de vanille. On retrouve en bouche une belle rondeur et un équilibre enveloppé de fruits noirs, de réglisse et de violette. Ce vin souple peut se boire jeune.

 

Château Talbot, Saint-Julien, 2012

Cépages : 59% Cabernet Sauvignon, 36% Merlot, 5% Petit Verdot

Prix : 40€

Histoire : Ce Château Talbot est un Grand Cru Classé. Il est noté par le célèbre Robert Parker, dégustateur américain, qui note les vins sur 100 points. Celui-ci atteint l’excellente note de 90-92, ce qui montre sa splendeur. Robert Parker lui-même explique que « Cette bouteille s’impose comme l’une des étoiles de Saint-Julien, à boire dans les 12 à 15 prochaines années. »

Dégustation : De sa robe pourpre aux reflets grenat, on retient une magnifique densité et profondeur. Un nez très boisé reflète la présence du Cabernet Sauvignon. Avec une importante structure, le développement aromatique de ce vin affiche une belle longueur. Des tannins présents ne gâchent pas la douceur et la rondeur des notes toastées, vanillées et de la finale épicée.

 

Château Talbot, Saint-Julien, 2011

Cépages : 61% Cabernet Sauvignon, 34% Merlot, 5% Petit Verdot

Prix : 40€

Histoire : Ce vin obtient la note de 90 par Robert Parker. Avec une telle bouteille, Jean Paul Bignon nous rappelle que le magnum reste le meilleur contenant, car il permet au vin de vieillir moins vite. Le seul hic apparaît lorsque le vin est bouchonné, cela produit alors une plus grande perte.

Dégustation : On observe une robe très foncée grenat aux reflets cerises. Son nez énergétique est fruité et ouvert. Il se confirme dans une bouche, assez complexe, aux arômes de pêches jaunes juteuses. Son enveloppe charnelle enrobe une trame structurelle.

 

Château Talbot, Saint-Julien, 2010

Cépages : 62% Cabernet Sauvignon, 33% Merlot, 5% Verdot

Prix : 40€

Histoire : Ce vin obtient la note de 94 par Robert Parker, qui le décrit de la manière suivante : « L'un des meilleurs Talbot de ces dernières années, et probablement le meilleur depuis les millésimes 1986 et 1982. » Ce vin encore fermé à la dégustation laisse entrevoir de belles années encore devant lui pour être apprécié.

Dégustation : La robe pourpre somptueuse annonce la magnificence de ce vin. On sent le boiser, les prunes confites et quelques touches torréfiées. En bouche, ce vin charnu montre de beaux arômes de réglisse, ainsi que de solides tannins.

 

Le saviez-vous ?

La commercialisation des vins de Bordeaux se fait à travers « la place » où les négociants achètent le vin au printemps suivant les vendanges, avant même qu’il ne soit mis en bouteille. Ce procédé unique au monde n’a lieu que pour les marques les plus importantes. Ainsi, le pouvoir des prix des plus grandes maisons bordelaises n’est détenu que par quelques négociants. Leur rôle est donc, aujourd’hui encore, crucial et les prix fluctuent souvent d’une année à l’autre. Les prix de 2005 sont stratosphériques, alors que ceux de 1997 ont eu du mal à décoller.